Sclérose en plaques : 4 idées reçues à bannir pour mieux vivre avec la maladie

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune qui conduit le plus souvent à une dégénérescence du système nerveux. La population féminine est la plus concernée par la pathologie qui se manifeste chez cette dernière de manière générale. Même si les causes profondes d’une telle dégradation des nerfs demeurent inconnues, la SEP est source de nombreux mythes et idées reçues sur lesquels nous vous proposons de lever le voile afin d’aider les malades à mieux vivre avec cette maladie.

La SEP conduit indubitablement à une invalidité

Lorsque l’on parle de sclérose en plaques, la plupart des gens imaginent immédiatement un malade invalide et circulant en fauteuil roulant, complètement dépouillé de ses réflexes. S’il y a bien du vrai dans cette vision de la maladie, il faut cependant savoir que la SEP ne conduit pas forcément à un handicap.

En effet, la sclérose en plaques se développe de manière différente selon les patients et cause des lésions au système nerveux qui ne se manifeste pas de la même façon d’un malade à un autre.

 Ainsi, même si la personne atteinte souffre d’une perte de ses réflexes et peut connaître des rechutes tout au long de sa vie, la recherche a grandement évolué. Les derniers traitements mis à disposition permettent d’endiguer les symptômes de la sclérose en plaques et d’en contrôler les manifestations invalidantes ce qui permet à la plupart des malades de ne pas avoir besoin d’une aide à la marche (déambulateur, fauteuil roulant, etc.)

Les symptômes de la SEP sont pareils pour tous les malades

Concernant cette affirmation, il faut préciser que l’évolution de la maladie chez les patients est impossible à prédire. L’apparition des symptômes dépendra grandement du type de cellules nerveuses attaquées par la SEP ce qui fait que certains malades pourront présenter des signes de la maladie que d’autres ne manifesteront pas.

Ainsi, certains symptômes peuvent indubitablement conduire au diagnostic de la maladie. On peut citer entre autres : l’asthénie, une perte de réflexes, un dérèglement des fonctions cognitives, des engourdissements et plus tard des problèmes d’élocution, des gestes incontrôlés ou une paralysie faciale. Néanmoins, rappelons-le, la manifestation des symptômes pourra s’étaler sur plusieurs années et différer selon le type de SEP dont souffre le malade.

La SEP est une maladie mortelle à brève échéance

Même si une certaine forme de SEP particulièrement agressive (Sclérose en plaques aiguë de Marburg) peut conduire à un décès prématuré, les malades de la sclérose en plaques ont désormais accès à des traitements efficaces qui leur assurent de vivre relativement bien avec la maladie.

L’origine de la maladie et son déclenchement nourrissent de nombreuses spéculations, mais certains facteurs environnementaux et génétiques prédisposent à la maladie. Ce qu’il est important de préciser c’est que la SEP est une maladie chronique dont les crises peuvent survenir tout au long d’une vie de manière récurrente ou peuvent rester dormantes chez un patient sans que l’on en comprenne les raisons.

La grossesse est inenvisageable lorsque l’on souffre d’une SEP

Les craintes que la SEP puisse se transmettre de la mère à l’enfant sont légitimes. En effet, la maladie pouvant prendre des formes particulièrement invalidantes, il va de soi qu’envisager une grossesse peut être une expérience particulièrement inquiétante chez les femmes. 

Néanmoins, il faut préciser qu’à ce jour, aucun cas de transmission durant la grossesse n’a été constaté et que la SEP n’affecte aucunement les fonctions de reproduction chez la femme.

Même si des poussées peuvent survenir durant la grossesse, les traitements ne sont aucunement dangereux pour la viabilité du fœtus ni pour la mère. Cependant, un suivi médical est indispensable afin de pouvoir efficacement surveiller la mère et l’enfant et d’intervenir en cas de complications éventuelles.

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