Comment savoir si on fait de l’apnée du sommeil ?

L’apnée du sommeil concerne environ 4% de la population française. C’est un syndrome complexe, qui doit être correctement pris en charge dès sa détection. Ce syndrome est associé à des pauses respiratoires pendant la phase de sommeil, provoquant des micro éveils au cours de la nuit. Ainsi, l’apnée du sommeil peut gravement retentir sur le quotidien, provoquant fatigue, somnolence troubles de la mémoire et difficultés à se concentrer. Voici comment savoir si on fait de l’apnée du sommeil.

Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?

L’apnée du sommeil s’appelle aussi le syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil, soit le SAHOS. Il s’agit d’un trouble de la respiration caractérisé par des pauses respiratoires, où le patient arrête de respirer pendant 10 à 30 secondes de façon répétée pendant la nuit. Les épisodes d’interruptions de la respiration sont appelés les apnées, et les réductions de la ventilation sont appelées hypopnées.

Les apnées durent quelques secondes, et peuvent se produire plus d’une centaine de fois. Elles provoquent un manque en oxygène pour le cerveau, qui réveille l’organisme pour reprendre sa respiration. Ces réveils ne durent que quelques secondes, et la personne n’en a souvent pas conscience, ce sont des « micro-éveils ».

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Quels sont les symptômes de l’apnée du sommeil ?

Pour savoir si on fait de l’apnée du sommeil, il faut savoir identifier correctement les symptômes associés. Ces derniers se manifestent principalement la nuit. Le symptôme le plus courant est le ronflement. Dans 95% des cas, c’est un signe d’apnée du sommeil, surtout quand il est quotidien et prononcé.

De plus, l’entourage peut parfois constater des pauses de la respiration dans le sommeil. Pendant quelques secondes, la respiration semble s’arrêter et la poitrine ne se soulève plus. Ces pauses peuvent être suivies par des moments où la respiration est haletante et accélérée. Le sommeil est donc agité, et il n’est pas aussi réparateur qu’il ne devrait l’être.

Durant la nuit, on peut aussi constater que les réveils sont fréquents, et se produisent souvent en sursaut. Pendant ces réveils, on peut ressentir la sensation d’être asphyxié, et d’avoir des difficultés à respirer. La nuit peut aussi être ponctuée de cauchemars évoquant une asphyxie ou une mort imminente, et d’un besoin d’uriner plusieurs fois. Ce besoin fréquent est appelé nycturie.

symptômes de l'apnée du sommeil

Quelles sont les conséquences de l’apnée du sommeil ?

L’apnée du sommeil a aussi des conséquences le lendemain, sur la vie diurne. En effet, elle peut induire une certaine somnolence le long de la journée. Cette somnolence est causée par le manque de sommeil, et peut être assez légère ou plus grave. Par exemple, elle peut induire des endormissements en regardant la télévision, ou en lisant. Dans certains cas plus graves, on risque de s’endormir au volant, lors de réunions professionnelles ou même en plein repas.

Cet état de fatigue générale peut aussi causer des difficultés à se concentrer. Cela peut aussi affecter la mémoire, et donc avoir des conséquences sur la vie personnelle et professionnelle. Parmi les autres conséquences dans la vie diurne, on peut retrouver les troubles de l’humeur, ainsi que les troubles de la libido (particulièrement les troubles de l’érection).

L’apnée du sommeil doit absolument être traitée si elle est détectée. Autrement, l’état de santé se détériore. L’apnée du sommeil encourage l’apparition des troubles du rythme cardiaque. Par exemple, on retrouve un nombre élevé d’arythmies ventriculaires chez les personnes souffrant d’apnée du sommeil. De plus, l’apnée du sommeil altère grandement la qualité de vie au fur et à mesure du temps (baisse de la vigilance, somnolence, problèmes de mémoire). Ces éléments accroient le risque d’accidents de la route ou d’accidents du travail. Au long terme, le risque d’hypertension artérielle, de maladie coronaire, d’insuffisance cardiaque et d’AVC augmente significativement.

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Comment diagnostiquer l’apnée du sommeil ?

Pour savoir si on fait de l’apnée du sommeil, le diagnostic se fait en deux temps. D’abord, l’individu prend un premier rendez-vous avec son médecin généraliste. Lors de cette consultation, le patient liste les symptômes qu’il a identifié et les conséquences sur sa vie diurne. Le médecin traitant peut alors proposer de mettre en place un agenda du sommeil. Ce carnet permet de préciser les horaires et les détails des différents symptômes (réveils nocturnes, difficultés à respirer, baisse de la vigilance, etc).

Pour établir un premier diagnostic d’apnée du sommeil, le médecin peut utiliser des échelles diagnostiques, comme l’échelle de somnolence d’Epworth. Cette dernière permet d’évaluer la gravité de la somnolence diurne et de préciser le diagnostic.

Avant cela, le médecin devrait procéder à un examen ORL (oto-rhino-laryngologique). En effet, une altération des voies aériennes pourrait influer grandement sur la qualité du sommeil et expliquer les désagréments ressentis. Par exemple, des amygdales enflées peuvent gêner la respiration. De même pour un nez bouché en cas de rhume. De même, le médecin va rechercher des facteurs justifiant l’apparition d’une apnée du sommeil. La présence d’un surpoids, d’une hypertension artérielle ou d’un diabète type 2 peuvent être à la cause de ce trouble.

Après ce premier examen clinique, le médecin a recours à des examens complémentaires. Parmi ces examens, on retrouve le bilan du sommeil. Il y a deux méthodes permettant ce bilan. La première est la polygraphie ventilatoire nocturne qui enregistre les mouvements respiratoires et la saturation du sang en oxygène pendant le sommeil. La deuxième méthode est la polysomnographie, plus complète que la première. Elle analyse l’activité cérébrale, musculaire ainsi que les mouvements oculaires pour dresser un bilan précis des phases du sommeil et de sa qualité globale.

Le résultat de ces divers examens permet de confirmer le diagnostic d’apnée du sommeil (SAHOS). Ainsi, le médecin peut déterminer le traitement le plus adapté.

traitement de l'apnée du sommeil

Comment traiter l’apnée du sommeil ?

Les formes légères de l’apnée du sommeil peuvent être traitées assez facilement, grâce à la mise en place de mesures hygiéno-diététiques. Par exemple, il est conseillé de perdre du poids, d’arrêter la consommation d’alcool et de tabac. De plus, on recommande de supprimer certains types de médicaments, réputés pour favoriser l’apnée du sommeil, comme les anxiolytiques et les médicaments à base de morphine. On peut aussi essayer de dormir sur le côté, ce qui permet de réduire le risque d’obstructions des voies respiratoires la nuit. En effet, dormir sur le dos favorise le syndrome d’apnées du sommeil.

En cas d’apnée de sévérité moyenne, on peut recourir à un traitement par propulseurs mandibulaires (aussi appelées orthèses d’avancée mandibulaire). Ces dispositifs permettent de pousser la mâchoire inférieure en avant et empêchent aux voies respiratoires de se bloquer pendant le sommeil. Ces orthèses doivent être faites sur mesure et sont constituées de deux gouttières.

Le traitement des apnées du sommeil sévères se fait par pression positive continue (PPC). Il consiste en un appareil qui se pose sur le visage et envoie de l’air dans les voies respiratoires pendant le sommeil. Son utilisation permet à l’inspiration de ne pas se bloquer pendant la nuit, mais son utilisation peut avoir quelques effets secondaires. Par exemple, le masque peut irriter la peau du visage et contribuer à la sécheresse du nez et de la bouche. Le traitement par pression positive continue est tout de même celui qui donne les meilleurs résultats sur les apnées sévères.

En cas d’échec des autres traitements, on peut recourir à un traitement chirurgical, permettant de retirer un obstacle qui gênerait la respiration nocturne. La chirurgie ne peut avoir lieu qu’en cas d’anomalies anatomiques au niveau des voies respiratoires ou maxillofaciales.

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