Le CBD s’implante de plus en plus dans les commerces de proximité

Depuis que la justice européenne a indiqué à la France qu’elle ne pouvait pas interdire la commercialisation du CBD, les petits commerces proposant à la vente différents produits à base de cannabidiol prolifèrent dans toutes les grandes villes.

De plus en plus d’enseignes

Pour les responsables d’agences immobilières à Paris, le succès du déploiement des boutiques de CBD ne fait aucun doute : sur une moyenne d’une centaine d’appels par jour, une quinzaine sont émis uniquement par des entrepreneurs à la recherche de locaux pour leur futur commerce de cannabidiol.

Cet état de fait est nouveau pour les Français, la légalisation de ces boutiques étant récente. Désormais, au milieu des coiffeurs, des bars à ongles et des magasins de vêtements, on peut apercevoir de plus en plus d’enseignes spécialisées dans la vente de produits à base de CBD. Néanmoins, une boutique spécialisée CBD a généralement en inscription sur le bail la mention de « vente de produits biologiques ».

Que ce soit en tisanes, en cosmétiques ou directement des fleurs et résines de cannabis, chacun peut désormais se procurer du cannabis bien-être, c’est-à-dire sans le THC, sa partie addictive et néfaste car c’est sa molécule psychotrope. Les produits vendus ont un taux inférieur à 0,2 % de THC, ce qui permet qu’ils ne soient pas catégorisés comme de la drogue, selon l’autorité européenne.

Les consommateurs peuvent ainsi avoir accès uniquement aux vertus positives et thérapeutiques du CBD.  En effet, cette substance est reconnue pour réduire la douleur et régler les problèmes d’insomnies ou de stress en favorisant l’endormissement. Il est particulièrement reconnu médicalement parlant pour ses effets anti-inflammatoires et ses propriétés antalgiques.

Un gouvernement encore frileux

Malgré les directives de l’UE, certains élus persistent cependant à lutter contre l’installation de ces enseignes. C’est le cas, par exemple, de Philippe Goujon, maire du 15ème affilié au parti Les Républicains et ferme opposant à la dépénalisation du cannabis. Selon lui, les commerces proposant la vente de CBD représentent une véritable propagande à la consommation de drogues. Il était loin d’être le seul à refuser l’implantation de ces nouvelles enseignes.

En effet, après l’installation de plus d’une centaine de boutiques, la France avait décidé d’une interdiction du CBD en juin 2018, ce qui avait drastiquement fait chuter leur nombre à une trentaine seulement. Pour Aurélien Delecroix, président du Syndicat professionnel du chanvre (SPC), on dénombre aujourd’hui presque 300 magasins.

Une remontée impressionnante, permise grâce à la décision de la Cour de justice de l’UE qui a décidé le 196 novembre 2020 que le CBD n’était pas un stupéfiant et qu’aucun Etat membre ne pouvait, par conséquent, rendre illégal sa commercialisation. Selon Aurélien Delecroix, le marché du CBD en France pourrait atteindre 1 milliard d’euros.

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