Pourquoi la pyélonéphrite sans fièvre retarde souvent le diagnostic ?

On observe généralement une augmentation de la température corporelle lorsqu’il y a une infection. En effet, il s’agit d’une réaction naturelle de l’organisme qui est un bon indicateur. Cependant, il arrive que ce signe ne se manifeste pas. Dans cette situation, le diagnostic peut être retardé, ce qui entraîne souvent l’aggravation des symptômes.

Les signes d’une infection des reins

C’est d’une cystite ou d’une infection urinaire dont les patients souffrent généralement. Si les symptômes ne sont pas soignés ou qu’ils sont sous-estimés, l’infection aura certainement pris de l’ampleur et aura atteint les reins. Dans des situations plus graves, un abcès rénal peut être mis en évidence. Ainsi, voici les symptômes à connaitre :

  • En phase aiguë, une forte fièvre et une grande fatigue peuvent l’accompagner ;
  • Des douleurs lombaires peuvent apparaître, tout comme des brûlures lors de la miction ;
  • Quand une infection des reins est installé, il se peut que la fièvre disparaisse : ce qui peut fausser le diagnostic. Dans ces cas, il arrive que le patient ne consulte donc pas le médecin, hors l’infection rénale est bien présente. Cela prouve qu’il est possible de souffrir d’une douleur des reins, sans avoir de fièvre.

La prise en charge à envisager

Avec ou sans fièvre, un examen médical approfondi est impératif en cas d’infection au rein. Généralement, c’est un ECBU qui est recommandé par les professionnels de la santé. Il s’agit d’un examen des urines : l’objectif étant de chercher une bactérie. Par ailleurs, une échographie rénale peut aussi être conseillée si les symptômes, comme des douleurs lombaires et une grande fatigue font leur apparition. En effet, la plupart des médecins vont rechercher un abcès, même si le mal aux reins n’est pas systématiquement accompagné de fièvre. Une température élevée n’est pas forcément un signe pour diagnostiquer une infection urinaire.

Des résultats positifs aux examens entraînent l’attribution d’un traitement rapidement, à base d’antibiotiques. En parallèle, votre médecin vous prescrira certainement des antalgiques. De plus, il est recommandé aux patients de boire beaucoup d’eau et de réduire leur consommation d’alcool. C’est l’élimination des germes à l’origine de cette infection du rein qui est l’objectif. Un nouvel examen d’urine sera prescrit 48h plus tard : il permet de savoir si le traitement a eu des effets bénéfiques en supprimant les bactéries.

Par ailleurs, si vous n’avez pas suivi votre traitement rigoureusement, il est possible que vous ayez une pyélonéphrite avec complications. Parmi les complications possibles, il y a l’abcès rénal, l’obstruction des voies urinaires, un phlegmon périrénal, une lithiase, qui sont des calculs rénaux.

Il est également possible que le traitement ne porte pas ses fruits : dans ce cas il sera envisageable de se tourner vers une intervention chirurgicale. En effet, ce qui pose problème avec une pyélonéphrite sans fièvre est le risque d’obstruction. Une hospitalisation sera nécessaire pour retirer les calculs facilement par des professionnels. Pour éviter ces désagréments, il faudra étudier tous les symptômes afin de réaliser un suivi, surtout si vous êtes sujet à des infections urinaires.

Que se passe-t-il en cas de pyélonéphrite pendant la grossesse ?

Comme nous l’avons vu, il est possible d’observer des séquelles lors d’une pyélonéphrite, surtout lors de l’absence de fièvre. Alors si vous n’avez pas l’intention de consulter un médecin à cause d’une fatigue et que vous pensez que ce signe va disparaître dans quelques jours, il se peut pourtant qu’il cache une douleur au rein gauche se transformant en une infection des reins avec symptômes. Il est donc important d’être très vigilante, surtout dans le cas d’une grossesse.

En effet, les bactéries présentes dans vos urines ont la possibilité de se déplacer pour aller dans d’autres zones de votre corps. Ainsi, une douleur au rein gauche se fera ressentir, sans la présence d’une infection urinaire : pendant la grossesse, cette situation peut être dangereuse, autant pour la future maman que le fœtus.

En cas de grossesse et de tels symptômes, les femmes doivent réaliser des examens afin d’écarter le risque, avec des analyses d’urine par exemple. En effet, le risque d’accouchement prématuré est plus présent avec une telle infection, c’est pourquoi il est important de rester vigilant.

Par ailleurs, en plus d’un mal au rein gauche, il est possible qu’un inconfort digestif soit observé. Pour certaines femmes, ce désordre digestif s’explique par la grossesse, alors qu’il s’agit d’une pyélonéphrite. Les symptômes sont alors des nausées, des vomissements, des ballonnements ou encore des diarrhées en plus des signes d’une cystite. De plus, la miction est douloureuse avec la présence de douleurs localisées d’un seul côté.

Dans ces cas, le médecin va palper la zone afin d’identifier une potentielle inflammation, même si il y a l’absence de fièvre. Cependant, si cette dernière est présente, c’est généralement à plus de 38.5 degrés. Enfin, le délai de prise en charge va influer sur le temps de guérison de la pyélonéphrite. Plus elle est rapide, plus vous éviterez les complications dont celle d’une infection aiguë. Ainsi, en 10 jours environ vous serez rétabli. En revanche, en cas d’aggravation, il faudra compter plus de 14 jours pour se rétablir.

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