Boutons sur le pubis : quels sont les symptômes, causes et traitements possibles ?

Une des zones les plus sensibles du corps d’une personne est le pubis. Il s’agit d’une zone enfermée durant toute une journée dans l’humidité des vêtements. Le pubis est dans la zone génitale. Celui-ci est donc sujet à risque concernant les maladies sexuellement transmissibles. Une personne voyant apparaître des boutons sur son pubis doit donc s’en inquiéter. Néanmoins, cette dernière ne doit surtout pas paniquer. Il ne s’agit pas nécessairement de quelque chose de grave. Cependant, il est préférable d’être vigilant.

Épilation et boutons

L’une des raisons les moins préoccupantes est l’apparition de boutons sur le pubis après une séance d’épilation. En effet, l’épilation favorise le développement de boutons. Lors du rasage, la peau est agressée. Elle réagit donc avec un excès de sébum qui peut boucher les ports et favoriser l’apparition de boutons. Après une épilation à la cire, les impuretés et les poils incarnés favorisent également leur développement.

Afin d’éviter cela, préparer la peau en amont et la soigner ensuite est indispensable. Le plus simple est d’effectuer avant l’épilation un gommage de la peau en prenant une douche. La personne doit ensuite se laver avec un savon très doux. Bien entendu, il est primordial d’hydrater la peau par la suite afin d’éviter tout excès de sébum. Attention à ne surtout pas utiliser de cosmétiques qui contiennent de l’alcool comme le parfum ou le déodorant.

Qu’est-ce que le molluscum contagiosum ?

Le molluscum contagiosum est une pathologie bénigne, peu esthétique. Elle se manifeste par des petites lésions qui sont classiquement des petites surélévations de peau rondes de 1 à 10 mm de diamètre. Elles peuvent être de couleur chair nacrée, fermes et ombiliquées. En règle générale, ces lésions se trouvent au niveau du sexe, du pubis et de l’aine. Il s’agit d’une infection très fréquente de l’épiderme. Ne pas se laver les mains avant d’aller dans des toilettes publiques peut être l’une des causes.

Le molluscum est contagieux. Son mode de transmission est direct. Un bouton peut rapidement en créer d’autres. Il est important de réagir vite. Une personne doit éviter de percer les boutons elle-même au risque que le liquide blanchâtre qu’ils contiennent favorise l’apparition de nouveaux. Si elle l’a fait, elle doit, juste après, se désinfecter les mains ainsi que la zone touchée. L’idéal est de consulter un dermatologue afin que celui-ci prescrive une crème ou des médicaments appropriés.

Infections sexuellement transmissibles et boutons sur le pubis

Il existe de nombreuses infections et maladies sexuellement transmissibles. Parmi celles-ci un certain nombre provoque des boutons ainsi que des lésions dermatologiques sur le sexe et la région du pubis.

La teigne

La teigne est une mycose infectant différentes parties du corps constituées de kératine comme les ongles, les cheveux, les poils, ou la peau. L’un des symptômes principaux est la formation d’une plaque de forme arrondie. Généralement, celle-ci s’étend et change la couleur ainsi que l’aspect de la peau.

L’infection est due à des champignons microscopiques appelés « dermatophytes ». Ces derniers attaquent la kératine. Cette mycose n’est généralement pas grave mais elle est très contagieuse. Elle peut entraîner un prurit ou une forte gêne. La teigne se soigne à l’aide d’antifongiques locaux. Cela nécessite bien entendu d’avoir à côté une hygiène irréprochable et de désinfecter les vêtements ainsi que le linge de lit.

Le papillome humain

La famille des virus du papillome humain (VPH) compte plusieurs types de virus. 150 peuvent affecter les muqueuses ou la peau. Les symptômes ne sont pas les mêmes en fonction du type de virus. Des verrues génitales voire même des cancers du col de l’utérus peuvent être engendrées par le papillome humain. Le VPH 16 est responsable de la plupart des cas de cancers du col. Dans ce cas, il convient de traiter médicalement la zone touchée. Cependant, dans le cas où le symptôme est l’apparition de verrues, il n’existe pas de médicament de fond. Une personne ne peut traiter que localement afin de soulager les douleurs.

La prévention et l’information concernant les risques d’infections et de maladies sexuellement transmissibles est primordial. Informer les jeunes dès la préadolescence sur l’utilisation de préservatifs est nécessaire. De plus, pour les jeunes filles, des vaccins protégeant de certains VPH existent.

La syphilis

La syphilis est une infection sexuellement transmissible (IST) causée par une bactérie appelée Treponema pallidum. Elle se transmet principalement lors de relations sexuelles orales, génitales ou anales, avec un partenaire infecté. La syphilis comporte trois stades avec des symptômes différant. Le premier stade se manifeste avec l’apparition de boutons rouges entre 3 à 90 jours après l’infection, mais généralement après 3 semaines. Des bactéries se multiplient et créent un ulcère indolore dans la région génitale. La plupart du temps, la plaie passe inaperçue et se résorbe en quatre à huit semaines.

Lorsqu’elle n’est pas traitée, la syphilis évolue. Une personne réalise alors qu’elle est infectée 2 à 10 semaines après l’apparition des ulcères. Différents symptômes surviennent tels qu’une :

  • perte de cheveux
  • inflammation des ganglions
  • fatigue, fièvre, douleurs musculaires
  • éruption cutanée

Ces symptômes peuvent s’en aller sans traitement. Néanmoins, cela ne veut pas dire que l’infection est guérie. Ils peuvent apparaître et disparaître de manière intermittente, durant plusieurs mois voir même des années.

Après environ deux ans, l’infection entre dans une période de latence. Il n’y a pas de symptômes. Cependant, ils peuvent apparaître n’importe quand. La dernière étape est le stade tertiaire. Celui-ci se déclare par l’apparition de symptômes plus graves lorsqu’une personne n’est pas traitée. Dans ce cas, l’infection peut même entraîner la mort. En effet, cela peut être le cas avec une syphilis cardiovasculaire ou neurologique. La première peut causer une inflammation de l’aorte et la seconde un accident vasculaire cérébral. La syphilis peut également se transmettre au fœtus. En effet, une mère infectée peut transmettre l’infection à son bébé lors de la grossesse, engendrant un avortement spontané, ou un décès néonatal. Néanmoins, la majorité des nourrissons atteints n’auront aucun symptôme à la naissance. Cependant, cela peut apparaître après trois ou quatre mois de vie du bébé.

Recommander un traitement en particulier sans observer d’abord la nature exacte des lésions est compliqué. Une personne doit prendre rapidement rendez-vous chez un dermatologue ou un médecin généraliste. En cas de besoin, ils peuvent recommander un spécialiste de la question ou alors un traitement adapté aux besoins. Il est vrai que cette situation peut être embarrassante. Cependant, il est nécessaire de ne pas laisser cette infection prendre des proportions.

Peut-on soigner l’herpès génital ?

L’herpès génital est une maladie virale sexuellement transmissible et extrêmement contagieuse à chacune des crises herpétiques. Il est donc nécessaire de savoir la reconnaître. Celle-ci se caractérise par des éruptions cutanées importantes, douloureuses et régulières. Elle se manifeste souvent sur le sexe. Néanmoins, il est possible de la retrouver sur le pubis.

L’herpès labial et l’herpès génital sont deux virus distincts qui ne se transmettent pas, ou très rarement. Ils ne se soignent pas non plus. Une personne atteinte par le virus doit impérativement consulter un dermatologue. Il apprend à comment vivre avec le virus. Des médicaments afin de limiter les crises dans le temps ainsi que la douleur existent. Cependant, aucun traitement définitif se trouve actuellement sur le marché.

Les morpions : comment s’en débarrasser ?

Les poux pubiens, appelés également morpions, peuvent être la cause d’apparition de boutons sur le pubis. Une personne ayant des morpions dans ses poils pubiens peut facilement les transmettre pendant un rapport sexuel. Vu que ces derniers se nourrissent de sang en perforant la peau et pondent des œufs, cela peut provoquer l’apparition de boutons. L’un des signes principaux est celui de la phtiriase qui occasionne une forte démangeaison permanente. Celle-ci est associée à la rougeur et provoque des boutons.

L’utilisation d’un savon spécial permet de se débarrasser facilement des morpions. S’épiler le pubis et les zones périanales est également une solution radicale. Cependant, il ne faut oublier aucune zone pileuse. Une personne doit également laver ses sous-vêtements et son linge de lit à 60 °C minimum.

Les allergies cutanées

Un individu peut se retrouver avec des boutons sur le pubis suite à une allergie. Aucune allergie connue à ce jour engendre exclusivement l’apparition de boutons sur le pubis. Néanmoins, utiliser un produit ou une substance agressive sur cette zone peut en être la cause.

L’apparition de boutons sur le pubis peut être à l’origine d’une allergie au latex, à une crème pour le corps, une mousse à raser ou encore à un savon intime. Dans le cas où cette situation se produit, il est important de supprimer un à un chaque produit allergène pouvant en être la cause.

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